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vendredi 14 août 2026
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Filière cajou : le meilleur producteur du pays appelle ses collègues à se joindre à l’opération d’identification en cours

Soumahoro Soualiho, préfet de la région Bagoué

« Toutes nos actions de développement reposent sur des chiffres. Si nous savons combien de producteurs il y a et la taille de leurs exploitations, nous pouvons calibrer nos opérations de soutien et de développement », a lancé, depuis Korhogo, mardi 11 août, le directeur général adjoint du Conseil coton anacarde karité. Cette déclaration de Konaté Issa devant le corps préfectoral de la région Poro explique le bien-fondé  du projet d’Identification des exploitants et exploitations d’anacarde (IEEA) initié par l’organe de régulation de la filière.

Aujourd’hui jeudi 13 août, les préfets et sous-préfets de la Bagoué ont été instruits sur la question à travers un atelier organisé à Boundiali. Rien n’a été laissé de côté pour la bonne compréhension du projet par ces chefs de l’administration territoriale. Son objectif, le phasage et le dispositif de mise en œuvre ont été détaillés par l’équipe du Conseil coton anacarde karité conduite par son directeur chargé des Délégations régionales, Doumbia Mamadou.

Doumbia Mamadou, directeur chargé des Délégations régionales, a salué la présence du corps préfectoral de la Bagoué à l’atelier d’information

La séance d’information a enregistré un invité surprise venu de loin. Il s’agit du meilleur producteur du pays. Méité Nogomo Namori est de Kani, localité située dans le Worodougou, à 136 kilomètres de Boundiali. Primé en février dernier à Yamoussoukro lors de la 2e édition des Journées nationales du producteur d’anacarde (JNPCA), il a témoigné sa gratitude à l’organe de régulation de la filière pour les Prix reçus. Notamment une camionnette de 23 millions de francs CFA. Méité Nogomo a appelé ses collègues producteurs à suivre les recommandations du Conseil coton anacarde karité. C’est pour leur propre intérêt, assume-t-il. Il y va de leur bien-être, affirme-t-il encore. Il les exhorte à une adhésion massive à l’IEEA. Cette contribution du producteur a été appréciée par le corps préfectoral de la région Bagoué. Avec le préfet Soumahoro Soualiho comme patron.

Disposer d’une base de données unique des producteurs individuels et de leurs vergers (leur géolocalisation). Tel est l’objectif global du projet d’identification des exploitants et des exploitations d’anacarde. À terme, il s’agit de délivrer des cartes professionnelles aux producteurs.

Quid des avantages ?

Avec l’IEEA, le régulateur de la filière assure que ça une gestion optimisée des ressources (intrants, sacherie, financements), le renforcement de la traçabilité, l’optimisation des interventions techniques (inclusion financière, accès aux crédits agricoles et à l’Assurance maladie universelle), le développement durable et résilience climatique (maîtriser les surfaces cultivées pour prévenir la déforestation), l’optimisation du suivi des activités…

Comme à Korhogo dans le Poro, chaque membre du corps préfectoral de la Bagoué a reçu, en fin d’atelier, un kit d’informations et de mobilisation. Quant aux producteurs et productrices, une séance explicative du projet IEEA est organisée spécialement pour eux. Sensibilisation ponctuée d’animations, de remise de kits, de présentation de produits dérivés de pomme et amande de cajou, de dégustation.

Méité Nogomo Namori, meilleur producteur de Côte d’Ivoire en 2025, appelle ses collègues producteurs à une adhésion massive à l’IEEA

Ces ateliers régionaux d’information à l’intention des autorités administratives et activités de sensibilisation de masse des producteurs se poursuivent dans la ville de Bondoukou (région Gontougo), les 18 et 19 août.

OSSÈNE OUATTARA




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