
C’est un important projet pour l’organe de régulation de la filière : l’identification des producteurs de cajou et leurs exploitations. Lancé en janvier 2025 par le vice-président de la République, le projet d’Identification des exploitants et exploitations d’anacarde (IEEA) a été présenté puis détaillé dans ses composantes au corps préfectoral de la région Poro. C’était ce mardi 11 août, à Korhogo. Cette séance d’informations et d’imprégnation à l’intention des premiers responsables de l’administration régionale est jugée nécessaire par la direction du Conseil coton anacarde karité. Pour cause, les opérations de dénombrement et d’identification vont effectivement démarrer dans les zones de production. Sans exception.

Jérôme Kouassi Éhui (PCA du Conseil coton anacarde karité). Pour lui, la contribution du corps préfectoral est essentielle pour une adhésion de masse au projet IEEA
Acteurs locaux, la contribution des préfets et sous-préfets est essentielle pour une adhésion de masse au projet. Cette qualité des autorités régionales a été reconnue en filigrane par le PCA de l’organe de régulation. « Cette rencontre, qui vise à obtenir une adhésion formelle et collective ; mobiliser l’ensemble des relais locaux nécessaires au bon déroulement de l’opération nationale d’identification, revêt une importance capitale », a souligné Jérôme Kouassi Éhui. Le président du conseil d’administration a été rejoint dans ses propos par Konaté Issa, le directeur général adjoint du Conseil coton anacarde karité. Il a relevé l’enjeu de l’opération pour la filière.

Disposer d’une base de données unique des producteurs individuels et de leurs vergers (leur géoréférencement). Tel est l’objectif global du projet d’identification des exploitants et des exploitations d’anacarde. Il s’agit, à terme, de délivrer des cartes professionnelles aux producteurs.
Suivant la présentation de l’IEEA faite par Simplice Gueu (responsable des Systèmes d’information et de la prospective chez le régulateur), au moins 5 avantages à tirer du projet : gestion optimisée des ressources (intrants, sacherie, financements), renforcement de la traçabilité, optimisation des interventions techniques (inclusion financière, accès aux crédits agricoles et à l’Assurance maladie universelle), développement durable et résilience climatique (maîtriser les surfaces cultivées pour prévenir la déforestation), optimisation du suivi des activités.
OSSÈNE OUATTARA



