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mercredi 23 septembre 2026
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L’OIA anacarde prône la vulgarisation de l’apiculture dans les plantations

 

Échange de parapheurs entre Kassi Clémentine (présidente de la Fédération des apiculteurs de Côte d’Ivoire) et Bêh Soro (président du conseil d’administration de l’OIA anacarde), après signature de la Convention de partenariat

Associer d’autres cultures à la production de noix de cajou. C’est le souhait de l’Organisation interprofessionnelle agricole de la filière anacarde (OIA Anacarde) pour multiplier les sources de revenus du producteur. Ce dernier pourrait également produire le miel sous ses anacardiers. Il lui suffit d’en apprendre les techniques. À cet effet, un atelier de formation en apiculture s’est tenu  du 7 au 9 septembre dernier, à Yamoussoukro, au profit d’une centaine de producteurs de cajou venus de 19 régions du pays.

Cette initiative de l’OIA vise à outiller les participants au développement d’activités complémentaires au sein des exploitations d’anacardiers. Résultats escomptés : diversification des sources de revenus, optimisation des espaces de production, renforcement de la résilience des exploitations. L’association de l’apiculture à la production de noix de cajou offre des perspectives intéressantes pour les producteurs. Pour cause, la production de miel et d’autres produits de la ruche favorise la pollinisation et la biodiversité au sein des vergers. La pollinisation améliore le rendement des plantations.

Pour le président du conseil d’administration de l’OIA anacarde, l’atelier d’initiation à l’apiculture est lié à l’avenir de la filière cajou. Bêh Soro a exhorté les participants à ne pas dépendre exclusivement de la production de noix d’anacarde. Mais exploiter davantage le potentiel de leurs plantations en y associant d’autres cultures.

Preuve de l’importance de cette session de formation, la présence de la préfecture de Yamoussoukro, représentée par sa secrétaire générale, Claude Gervaise Djéréhé.

Les 2 jours d’atelier ont abouti à la signature d’une Convention de partenariat entre l’OIA et la Fédération des apiculteurs de Côte d’Ivoire. À terme, 1.000 apiculteurs seront formés à travers un dispositif porté par 100 producteurs relais issus des 19 unions régionales de la filière.

D’autres produits sont dans le viseur de l’interprofession. Soja, gingembre, arachide, maïs, haricot, etc. Il s’agit globalement d’agroforesterie appliquée aux vergers d’anacardiers. Elle a fait l’objet d’une autre session de formation relative à ses techniques. Atelier qui s’est déroulé du 10 au 11 septembre. Il a réuni agents des Eaux et forêts, représentants du ministère de l’Agriculture, producteurs de noix de cajou, l’OIA anacarde et le programme WEECAP (Autonomisation économique des femmes grâce à la transformation de la noix de cajou). Le but, c’est le renforcement des capacités techniques des participants pour une gestion durable des espaces de production.

Face à l’urgence climatique mondiale où les appels à la réduction de CO₂ dans l’atmosphère se multiplient en vue de sauver la planète, l’agroforesterie est une initiative écologique. Elle est une approche qui permet l’association des arbres avec les cultures et d’autres activités agricoles afin de contribuer à la séquestration du carbone.

OSSÈNE OUATTARA




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