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vendredi 21 août 2026
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BONDOUKOU : 200 producteurs de cajou sensibilisés sur le projet d’identification de leurs plantations

Expliqué aux producteurs de Korhogo le 12 août, puis à leurs collègues de Boundiali le 14, ceux de Bondoukou ont été sensibilisés, mercredi, sur le projet d’Identification des exploitants et exploitations d’anacarde (IEEA) initié par le Conseil coton anacarde karité. Il fallait lever tout doute dans leur esprit. À savoir que le but final n’est pas de spolier le producteur de ses vergers ni se voir obliger de payer l’impôt sur ses plantations de cajou après les opérations de dénombrement. Une préoccupation soulevée dans chacune des villes visitées par la mission d’informations et de sensibilisation.

Les explications de Doumbia Mamadou (directeur des Délégations régionales), représentant le directeur général de l’organe de régulation, et la présentation du projet par Kamagaté Siaka (chef de service Études et prospective) ont la vertu de clarifier les choses et dissiper les réticences. Disposer d’une base de données fiable des producteurs individuels et de leurs exploitations : l’objectif global. Il s’agit, à terme, de délivrer des cartes professionnelles aux producteurs. Les bénéfices qu’ils en tirent sont multiples : accès à des crédits agricoles, à la couverture maladie universelle, renforcement de leur crédibilité sur les marchés internationaux, etc. C’est pourquoi, la secrétaire générale de la préfecture a, au nom du préfet de la région Gontougo, appelé les exploitants à faire recenser leurs parcelles.

L’IEEA est également avantageux pour le Conseil coton anacarde karité. « Toutes nos actions de développement reposent sur des chiffres. Si nous savons combien de producteurs il y a et la taille de leurs exploitations, nous pouvons calibrer nos opérations de soutien et de développement », avait affirmé, à Korhogo, Konaté Issa (directeur général adjoint de l’organe de régulation). Le recensement permettra une « planification stratégique efficace et une meilleure allocation des ressources (intrants, sacherie, financement), une meilleure traçabilité des produits, la maîtrise des surfaces cultivées afin de prévenir la déforestation… ».

Au cours de la séance explicative sur l’identification des exploitants et leurs exploitations, les producteurs ont découvert des produits comestibles fabriqués à partir de la pomme ou d’amande de cajou. Jus, confitures, biscuits, gâteaux, liqueurs, pâte, caramel, etc. Jean-Marc Ablo, chef de service Promotion des produits, est monté au créneau avec son équipe pour vanter leurs vertus.

OSSÈNE OUATTARA




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