
La filière karité commence sa deuxième année de formalisation avec l’annonce des différents prix d’achat des amandes par le régulateur. Face à la presse, vendredi 14 août, le PCA du Conseil coton anacarde karité les a rendus publics. Les 3 prix de cession restent inchangés par rapport à ceux de la dernière campagne de commercialisation. Soit 250 francs CFA le kilogramme pour le bord champ ; 275 francs CFA en magasin intérieur et 305 francs CFA en magasin usine.
Pour le bon déroulement de la traite, les acteurs intervenant dans la filière sont appelés au respect de quelques dispositions. « Les achats auprès des collectrices et des acheteurs sont exclusivement réservés aux unités de transformation, jusqu’à nouvel ordre. Les transferts des camions d’amandes de karité vers les usines seront autorisés qu’à compter du 17 août 2026. Toute exportation de noix et d’amandes de karité par les frontières terrestres est formellement interdite », a fait savoir Jérôme Kouassi Éhui.
La filière en chiffres
Selon le PCA, les données de la précédente campagne sont encourageantes. Pour cause, 51.697 tonnes d’amandes de karité ont été enregistrées dans le circuit formel de commercialisation et entièrement orientées vers les unités de transformation locale. Ces unités industrielles sont au nombre de 21. Par ailleurs, 168 acheteurs et 32 exportateurs ont été identifiés.
S’agissant du beurre – l’élément phare du karité –, 14.078 tonnes ont été exportées vers 13 pays. Situés principalement en Asie, en Europe et en Amérique. « Aujourd’hui, la Côte d’Ivoire compte globalement une vingtaine d’unités, représentant une capacité installée d’environ 130 000 tonnes d’amandes par an. Cette capacité demeure toutefois largement supérieure aux volumes effectivement commercialisés », a clarifié Jérôme Kouassi Éhui.
Ces résultats témoignent du potentiel de développement de la filière.
OSSÈNE OUATTARA



