
Des cartons de tomates en train d’être chargés dans un camion à Kiendi, le 21 juillet 2025 (Crédit photo: Sous-préfecture de Sorobango)
Si Koun-Fao est connue pour être la ville du gingembre en Côte d’Ivoire, comme nous l’avons écrit en juillet 2018, Kiendi-Oualogo se distingue aussi nettement par un produit vivrier : la tomate. Essentiellement l’affaire des jeunes, d’énormes quantités du légume sont produites chaque année dans ce village situé dans la sous-préfecture de Sorobango, à 17 kilomètres de Bondoukou. Cette notoriété dure depuis 2001, faisant de la localité la provenance de la plupart des tomates vendues sur les marchés de la région Gontougo et au-delà.

Le produit assure des revenus aux jeunes de Kiendi-Oualogo. Tous les 3 jours, il ne faut pas moins de 3 camions de 26 roues chacun pour sortir les tomates du village. Ce qui donne un ordre de grandeur du tonnage et des gains. Mais pour arriver à ce résultat, quelques difficultés. Les producteurs, regroupés en une coopérative appelée en langue koulango « Bipètôkô », qui veut dire en français « ça nous appartient à tous », ont souligné des pertes post-récoltes. En cause, un défaut de moyens de conservation. Autre problème, sortir les produits des champs vers le village en vue de leur groupage : pas assez d’engins. La raréfaction de l’eau en saison sèche est également pointée du doigt. Situation qui porte un coup à la cadence de production.

Ces difficultés ont été portées à la connaissance du sous-préfet de Sorobango. Lundi 21 juillet 2025, Dogo Geneviève s’était rendue à Kiendi-Oualogo pour échanger avec les producteurs et voir les conditions de transport des tomates après récolte. L’administratrice était impressionnée par le nombre de cartons en train d’être chargés dans un camion. Chaque colis du légumes portait le nom du propriétaire des produits qu’il contient. Ça permet à chacun de connaître ce qui lui revient, après la vente.
OSSÈNE OUATTARA



