
La campagne de commercialisation du cajou 2026 en Côte d’Ivoire a débuté lundi 9 février. Une bonne traite rime avec qualité du produit et le prix qui va avec. Pour améliorer et préserver la qualité des noix brutes de cajou ivoiriennes afin de garantir des prix stables au profit des producteurs, le Conseil coton anacarde karité – le régulateur – sillonne les zones de production afin d’instruire sur les bonnes pratiques à adopter.
Aujourd’hui à Boron (dans le département de Dikodougou), comme hier mardi 17 février face aux producteurs de Sohouo (Korhogo), l’enseignant-chercheur Soro Sibirina et Soro Klotioloma (coordinateur des filières coton, anacarde, mangue et foresterie à l’ANADER) ont rappelé les bons gestes. C’était sous la supervision de Ouattara Gniré Mariam, directrice de la production et de la durabilité chez l’organe de régulation. Les paysans ont d’abord été formés à identifier les insectes, les maladies qu’ils propagent dans les plantations d’anacarde et comment y faire face. Puis, avec des exemples concrets, instruits sur la collecte des noix et leur traitement.
Tout se résume à ceci : nettoyer les champs en arrachant les mauvaises herbes, laisser tomber naturellement les pommes arrivées à maturité sur les arbres, ramasser et détacher chaque noix avec une ficelle, bien les sécher sur une claie, les laisser refroidir, les trier avant de les mettre dans des sacs en jute, stocker le tout dans un endroit aéré.

Par ailleurs, la sensibilisation a permis aux producteurs la découverte d’une palette de dérivés du cajou. Notamment des jus, liqueurs, galettes obtenus à partir de la pomme. Ou encore des biscuits, de la pâte, des friandises à base de l’amande. Après des tests gustatifs, des techniques de fabrication ont été enseignées. Objectif : susciter des vocations à la transformation du produit au niveau des villages en vue d’une consommation de masse. Pour plus de valeur ajoutée.
OSSÈNE OUATTARA



