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mardi 21 septembre 2021
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BONDOUKOU : Le Bataillon de sécurisation de l’Est reçoit un appui logistique

Après avoir remis 10 motos au Bataillon de sécurisation de l’Est (BSE) et 4 autres à la gendarmerie en mars 2017, le Conseil du coton et de l’anacarde (CCA) a réédité le geste à l’égard des militaires basés à Bondoukou. Hier vendredi, l’organe de régulation de la filière cajou a mis à leur disposition 2 véhicules pickup et 4 motos.

Ces moyens de mobilité devraient permettre d’accroître la capacité opérationnelle des soldats qui, dans la lutte contre l’exportation illicite des noix de cajou vers les pays limitrophes, sont en première ligne. Le manque de véhicules de patrouille comme excuse à la passivité de ces forces de sécurité face au trafic transfrontalier ne devrait plus tenir. Jusqu’ici, toutes les mesures prises par le CCA pour enrayer le phénomène n’ont pas atteint le résultat escompté. Pas plus que la nomination d’un fils de la région à la tête du département de l’Agriculture, en l’occurrence le ministre Kobenan Adjoumani, figure politique locale incontournable, n’a entamé l’ardeur des trafiquants à continuer leur business au préjudice des caisses de l’État.

Cette fuite des noix de cajou vers le Ghana principalement, avec la complicité d’hommes en uniformes corrompus, a fait chuter le Gontougo de son piédestal. En 2014, la production de cette région était estimée à 136.000 tonnes. En 2019, les chiffres sont descendus à 17.000 tonnes. L’une des raisons de cette dégringolade est la fuite des noix, a dénoncé Adama Coulibaly, directeur général du CCA.

Si les statistiques ont indiqué 20.000 tonnes en 2020, les chiffres pourraient connaître une chute vertigineuse en 2021. Le trafic a pris de l’ampleur cette année. Des centaines de tonnes de produits ont quitté Bondoukou puis ont traversé indûment la frontière Est. Les convois de camions ont été aperçus « de jour comme de nuit », ont rapporté plusieurs témoins. Difficile donc de croire que ce gigantesque trafic ait pu avoir lieu sans qu’aucun corps habillé présent dans la région n’ait eu écho.         

KAMAGATÉ ABOU




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