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lundi 4 juillet 2022
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L’anacarde ivoirien en vedette sous toutes ses coutures au Salon de l’agriculture de Paris

Ce mardi 1er mars 2022, Adama Coulibaly a parlé en large de la valeur économique du cajou et du coton avec un clin d’œil aux investisseurs

Au Salon international de l’agriculture de Paris (SIA), c’est presque des scènes de cohue devant le stand du Conseil du coton et de l’anacarde (CCA). Le cajou a conquis les bouches. Les visiteurs se bousculent presque pour des séances de dégustation. Enrobée au chocolat, caramélisée au gingembre ou nature, l’amande du cajou est sollicitée sous toutes ses coutures. Finalement, on a l’embarras du choix devant la palette de sous-produits de l’anacarde : apéritifs, jus, glaces, pâtes à cuisiner et pâtisserie. Chacun, avec son goût unique. Tous ont la vertu de réveiller les papilles et faire saliver d’envie.

Au stand du Conseil du coton et de l’anacarde, des visiteurs se bousculent presque pour des séances de dégustation des produits du cajou

Si pour des habitués du SIA l’anacarde est un produit familier,  c’est  la première fois que des visiteurs le découvrent. Le produit a conquis les cœurs. Le premier responsable de la filière a saisi la balle au bond, ce mardi 1er mars, pour parler en large de la valeur économique de la matière première agricole, avec un clin d’œil aux investisseurs. C’est en présence de Kobenan Adjoumani (ministre de l’Agriculture et du développement rural) et de son collègue Alain-Richard Donwahi (ministre des Eaux et forêts).

La Côte d’Ivoire en est le leader mondial avec 20% de la production et près de 50% de l’offre. Dans le pays, plus de 400.000 personnes vivent de la production de noix de cajou, a révélé Adama Coulibaly. En 2021, elles ont produit près de 900.000 tonnes. Près de 90% sont vendues à l’état brut. L’anacarde arrive en seconde position après le cacao, au titre des produits agricoles d’exportation.

Face à son auditoire, Adama Coulibaly a expliqué qu’en Côte d’Ivoire, tout y est pour investir dans la transformation locale des noix brutes de cajou. Déjà le pays, 3e transformateur mondial avec ses 99.088 tonnes (14%) d’amandes produites en 2020, dispose d’un savoir-faire. C’est une garantie que ceux qui voudraient rejoindre le secteur trouveront sur place une main-d’œuvre prête à faire fonctionner les usines.

Les avantages accordés aux transformateurs vont de la défiscalisation à l’octroi de subventions spécifiques. Pour chaque kilogramme d’amandes blanches produites, 400 francs CFA sont versés à l’entreprise transformatrice. De plus, ces amandes sont exonérées de taxes lorsqu’elles sont exportées. Les exonérations couvrent également les équipements importés. Il est aussi instauré un mécanisme de garantie bancaire pour financer les besoins des usines en noix brutes.

Le coton

4e produit agricole d’exportation de la Côte d’Ivoire (2e producteur africain), le coton est un des secteurs stratégiques pour l’économie du pays. Pour la campagne 2020-2021, ce sont 237.708 tonnes de fibre qui ont été produites. La production de graines a été de 287.665 tonnes. Mais 95% de la fibre sont exportés. Pour les graines de coton, ce sont 70% qui sont expédiés vers les pays voisins. Il y a donc de la place pour faire de bonnes affaires. Notamment, en investissant dans la 2e et la 3e transformation. Le besoin en trituration des graines (production d’huile, de savon, aliments de bétail…) est énorme.

Pour le directeur général du CCA, les engrais et autres fertilisants indispensables à la production du coton constituent un gros marché chiffré à 60 milliards de francs CFA par an. Adama Coulibaly a lancé un appel aux potentiels investisseurs à s’installer en Côte d’Ivoire pour fabriquer sur place ces intrants agricoles.

OSSÈNE OUATTARA




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