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lundi 4 juillet 2022
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Filière anacarde : Un cadre de gestion efficiente des conflits voit le jour avec l’appui de la Banque mondiale

62 membres du corps préfectoral ici au Centre d’innovations et des technologies de l’anacarde (CITA) de Yamoussoukro, jeudi 7 avril 2022

Dans des zones d’exécution de grands projets de développement, il arrive que des populations aient maille à partir avec les entreprises exécutantes. Ces dernières sont accusées, à tort ou à raison, d’expropriation de terres, de destruction de cultures agricoles, nuisances sonores. Le mécontentement qui en résulte se traduit bien souvent par des violences qui débouchent sur des destructions de matériels. Dans la filière cajou, ce genre de conflit pourrait naître avec les réalisations du Projet de promotion de la compétitivité de la chaîne des valeurs de l’anacarde (PPCA). Ce vaste programme, qui implique la construction d’usines et de routes rurales, pourrait faire des mécontents et susciter des plaintes.

Le Conseil du coton et de l’anacarde (CCA) a décidé d’anticiper les choses. À son invitation, plus de 60 membres du corps préfectoral (préfets, secrétaires généraux de préfecture, sous-préfets) des zones de production se sont retrouvés à Yamoussoukro pour un atelier d’échanges sur le Mécanisme de gestion des plaintes (MGP). Ce choix porté sur les préfets n’est pas fortuit. Non seulement ils sont les présidents des comités de veille pour le suivi des activités de commercialisation de l’anacarde dans chaque région et département, surtout « ils ont une expérience en matière de prévention et de gestion des conflits dans les localités où ils sont en fonction », a justifié le directeur du CCA, Adama Coulibaly.

Cette rencontre de 2 jours (7 et 8 avril 2022), élargie aux délégués régionaux du CCA, a permis aux participants de prendre connaissance du projet de formalisation administrative et de codification des comités villageois, acteurs locaux de mise en œuvre du Mécanisme de gestion des plaintes. Sa ligne directrice (démarche, outils et dispositions pratiques) a été longuement expliquée. Ce qui donne lieu à son opérationnalisation sur le terrain.

Porté par des comités de gestion présidés par les préfets (à l’instar des comités de veille) au niveau de chaque département de la zone de production, l’élaboration du MGP est une recommandation de la Banque mondiale. C’est dans le cadre du soutien financier qu’elle a apporté à la filière cajou pour la mise en œuvre du PPCA.

Le comité de gestion des plaintes 

Dans ses déclinaisons, le comité de gestion se compose de 4 niveaux suivant un ordre hiérarchique : un comité villageois, la délégation régionale du Conseil du coton et de l’anacarde, un comité départemental et le niveau projet (PPCA). Leur fonctionnement obéit à une démarche. Toute personne affectée par le projet est invitée à saisir les autorités du village d’exécution du projet. Si sa plainte n’est pas résolue, elle est transmise à la délégation régionale du CCA pour traitement. Puis au comité départemental si le contentieux n’est pas vidé au niveau de la délégation régionale. Le dernier niveau de saisine est le PPCA au cas où la plainte n’a pas été résolue aux 3 niveaux précédents.

OSSÈNE OUATTARA




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