
Pour pallier les difficultés d’accès aux soins d’urgence dans des localités de production de coton, d’anacarde et de karité, l’organe de régulation de ces 3 filières agricoles a organisé, ce jeudi 10 juillet, une cérémonie de don d’ambulances dans les locaux du Centre d’innovations et des technologies de l’anacarde (CITA) à Yamoussoukro. Au nombre de 16, ces véhicules sont destinés à faciliter l’évacuation sanitaire dans des villes et villages identifiés dans le Zanzan, le Bounkani, le Gbêkè, le Hambol, le Worodougou, la Bagoué, le Kabadougou, le Poro, le Tchologo et le Haut-Sassandra. Puis d’ajouter que « ces régions ont été sélectionnées en raison de leur dynamisme dans la production agricole et de leur engagement dans la structuration de notre filière, notamment l’anacarde », a expliqué Berté Mamadou, le directeur général du Conseil du coton, de l’anacarde et du karité, justifiant le choix porté sur ces régions pour recevoir les ambulances. Puis d’ajouter que « ces dons témoignent de la volonté de construire un développement équitable où les fruits de la croissance sont partagés avec l’ensemble des concitoyens. En l’occurrence les braves producteurs de coton, d’anacarde et de karité dont le travail a permis à la Côte d’Ivoire de se hisser, ces dernières années, au rang des plus grands producteurs et transformateurs de ces 3 spéculations ».

Berté Mamadou, directeur général du Conseil du coton, de l’anacarde et du karité
Pour le ministre de l’Agriculture qui a présidé la cérémonie de remise, « ces ambulances sont le fruit des instructions du président de la République pour que les producteurs soient les bénéficiaires de certaines actions sociales dans les villages ». Avant la réception symbolique des clés de chaque engin par chacun des préfets des zones bénéficiaires, il a donné les raisons du ralentissement constaté au niveau des opérations d’achat des noix brutes de cajou chez les producteurs. La situation est due, selon Kobenan Adjoumani, aux problèmes éprouvés par le Viêt-Nam, pays vers lequel sont exportés près de 80% de la production ivoirienne. La hausse des tarifs douaniers imposés par les États-Unis au pays a eu pour conséquence la fermeture de nombreuses usines. L’arrêt des achats en Côte d’Ivoire est le contrecoup direct des difficultés du Viêt-Nam à exporter ses amandes de cajou transformées vers les États-Unis.

Pour le ministre, la capacité de transformation du produit sur le sol ivoirien est en nette progression. « Bientôt, il ne sera plus possible d’exporter la noix brute de cajou. Nous la transformerons totalement en Côte d’Ivoire », a-t-il conclu en guise de solution à la question de la mévente du produit.
OSSÈNE OUATTARA



