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mardi 21 avril 2026
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Filière coton : quel diagnostic ressort du zonage, 7 ans après sa mise en œuvre ?

Consistant en l’attribution de zones exclusives d’intervention à chacune des 6 sociétés cotonnières du pays sur la base d’une convention de concession, avec pour résultat escompté le développement et la durabilité de la filière, le zonage a été institué le 26 décembre 2016. Mais sa mise en œuvre effective est intervenue pendant la traite 2017-2018. Sept après, les objectifs sont-ils atteints ?

Trois cabinets ont été mandatés par le Conseil du coton et de l’anacarde pour dresser le diagnostic. La restitution des conclusions de l’évaluation a fait l’objet d’un atelier organisé dans un grand hôtel de Yamoussoukro, du 31 au 1er août.

Pour Berté Mamadou, directeur général des filières coton et anacarde, « on ne peut pas bâtir l’avenir d’une filière sur les mêmes bases sans les réajuster »

Pour Berté Mamadou, directeur général des filières coton et anacarde, cette rencontre était nécessaire. « Après sept années, il est essentiel de faire une pause pour évaluer objectivement ce qui a fonctionné et ce qui n’a pas fonctionné. On ne peut pas bâtir l’avenir d’une filière sur les mêmes bases sans les réajuster », a-t-il déclaré. Et en termes d’acquis, les travaux de la rencontre ont fait ressortir des avancées du zonage. On note l’amélioration de la qualité du coton ivoirien et une structuration plus rationnelle des opérations agricoles. La production nationale de coton graine a franchi la barre des 500.000 tonnes en 2021-2022. Ce dynamisme a malheureusement été freiné par la crise provoquée par des insectes ravageurs (jassides) que personne n’avait vu venir lors la campagne 2022-2023. Conséquence directe de cette situation inédite, une baisse significative de la production (passée à 347.922 tonnes en 2023-2024) et une démotivation des producteurs dont le nombre est descendu à moins de 100.000 aujourd’hui. D’où des recommandations de l’atelier à renforcer la résilience du zonage.

L’ambition, c’est d’inscrire les cinq prochaines campagnes cotonnières dans une perspective de relance pour atteindre 600.000 tonnes et des rendements d’au moins 1.250 kilogrammes par hectare à l’horizon 2030. Contre 873 kilogrammes par hectare actuellement.

OSSÈNE OUATTARA




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