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mardi 21 avril 2026
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Filière cajou : une semaine de sensibilisation pour une production de bien meilleure qualité en 2025

Bondoukou, Bouna, Bouaké, Dianra, Kimbirila-Nord, M’Bengué, Kong, Dabakala, Tengréla, Séguéla, Zuénoula, Dimbokro. Durant une semaine, du 19 au 24 août, les producteurs et productrices de noix de cajou de ces 12 localités ont reçu une équipe d’experts envoyés par le Conseil du coton et de l’anacarde (CCA). Ces derniers les ont entretenus sur les maladies de l’anacardier et les insectes qui les propagent. Des conseils et méthodes de lutte contre les ravageurs ont également été prodigués. L’objectif visé : une production nationale de noix brutes en quantité et surtout de qualité, répondant aux meilleurs standards internationaux.

Les images étant plus parlants que les mots, c’est par le biais de brochures sur lesquelles figurent les insectes nuisibles à l’anacardier et montrant des aspects de feuilles, pommes et noix malades que l’entomologiste N’Dépo Robert (enseignant à l’université de Daloa) avec Soro Klotioloma (coordinateur des filières coton, anacarde, mangue et foresterie à l’ANADER) ont tour à tour sensibilisé les producteurs de la sous-préfecture de Kimbirila-Nord, Tengréla et Dianra. Les 2 hommes, comme leurs collègues dépêchés ailleurs, ont accordé leurs violons sur le fait que « la méthode la plus efficace pour éloigner les insectes et les maladies qu’ils véhiculent dans les plantations, c’est d’enlever régulièrement les mauvaises herbes ». Une tâche simple qui doit être accompagnée par une recommandation du même type : la suppression de certains plants d’anacardier pour rendre la plantation moins touffue. De sorte à laisser pénétrer la lumière.

Non aux produits chimiques !

L’anacarde étant un produit alimentaire, la mission a fortement déconseillé aux paysans, partout, la pulvérisation des champs avec les pesticides chimiques. « Les produits chimiques utilisés pour nettoyer les plantations tuent les anacardiers et appauvrissent le sol. Ces pesticides sont un danger pour le producteur lui-même et pour sa famille », ont affirmé avec force N’Dépo Robert et Soro Klotioloma. En plus de leur incidence négative sur la santé, ces produits chimiques affectent la qualité des noix de cajou.

Quoi faire donc pour les champs déjà attaqués par les bioagresseurs ? Les spécialistes commis par le CCA ont recommandé de couper puis brûler les arbres affectés ou les traiter avec les biopesticides.

OSSÈNE OUATTARA




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