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samedi 31 juillet 2021
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Filière cajou : Le vice-président de la Banque mondiale s’assure de l’exécution de 2 projets financés

Le vice-président de la Banque mondiale (en blanc et bras croisés) et sa délégation se font expliquer les articulations du PPCA par le directeur des filières coton & anacarde, à Korhogo, le 11 juillet 2021 

Après l’octroi en avril 2018 par la Banque mondiale d’un financement de 107 milliards de francs CFA à la Côte d’Ivoire pour développer sa filière cajou à travers le Projet de promotion de la compétitivité de la chaîne de valeurs de l’anacarde (PPCA), son vice-président chargé de l’Afrique de l’Ouest et du Centre était à Korhogo, dans le Nord du pays (vaste zone de production des noix brutes). Ce dimanche 11 juillet 2021, Ousmane Diagana y était pour constater l’effectivité des projets réalisés ou en cours d’exécution.

Inauguré le 20 mai dernier par la ministre des Affaires étrangères, Kandia Camara, le laboratoire d’analyses spectrales des sols et des végétaux de Sinématiali a accueilli le haut fonctionnaire de l’institution de Bretton Woods. Doté d’équipements de pointe, le fonctionnement du laboratoire a été expliqué par Kouamé Christophe, directeur régional du Centre international pour la recherche en agroforesterie (ICRAF), un des partenaires. Il ressort que la dégradation des sols est à l’origine de la faible productivité agricole. Leur analyse physico-chimique à l’aide de spectroscopie à infrarouge et à rayon X est indispensable pour formuler des recommandations aux paysans. Entre 80 et 100 échantillons de terres sont scannés par jour.

Kouamé Christophe, directeur régional de l’ICRAF, expliquant le fonctionnement du laboratoire d’analyses spectrales des sols & des végétaux de Sinématiali

Le vice-président de la Banque mondiale s’est ensuite rendu sur le chantier de la méga plateforme industrielle dédiée aux activités de transformation des noix brutes de cajou dans la ville de Korhogo. Ici, c’est le directeur général de la filière, Adama Coulibaly, qui a instruit Ousmane Diagana sur chaque étape du processus. Les travaux ont un niveau d’exécution de 17% et s’achèvent dans 10 mois, au lieu de 12 mois initialement. D’un coût de 7,5 milliards de francs CFA, les installations occuperont une superficie de 28,7 hectares, dont 7 lots affectés à 4 usines de transformation d’une capacité totale comprise entre 60.000 et 80.000 tonnes l’année.

Pour Adama Coulibaly, la visite d’Ousmane Diagana dénote de l’importance des projets autour du cajou dans le portefeuille de la Banque Mondiale

Dans sa phase opérationnelle, la plateforme emploiera au moins 5.000 personnes, notamment des femmes. Ce qui devrait réjouir la Banque mondiale dont le crédo est la lutte contre la pauvreté dans le monde. Prioritairement chez les femmes en milieu rural. Si Ousmane Diagana s’est dit impressionné par les progrès de la Côte d’Ivoire dans le domaine de la production de la noix brute, il reconnaît que la valeur ajoutée et les emplois sont dans la transformation locale du produit. Nul doute qu’il va soumettre au Conseil d’administration de l’institution de Bretton Woods le prolongement du PPCA au-delà de 2023 (la fin du programme) pour que la Côte d’Ivoire poursuive la dynamique d’industrialisation de sa jeune filière cajou. À noter que la plateforme industrielle de Bondoukou est en construction depuis le 25 février 2021. Plus de 400.000 Ivoiriens vivent de la production et de la commercialisation de la noix de cajou.

OSSÈNE OUATTARA




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