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mardi 11 mai 2021
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Quand l’espoir nous pousse !

Le directeur du site infoduzanzan.com, avec le ministre de la Culture

Le directeur du site infoduzanzan.com, avec le ministre de la Culture

Chacun, à son niveau, peut faire quelque chose de bon pour sa région. Pourvu qu’on a l’envie et la volonté. Je me suis pas levé un matin pour m’arroger le titre de journaliste, ou de web-journaliste ou encore de rédacteur-web. A vous de choisir le terme qui sied !

C’est au terme d’un concours organisé par Avenue225.com, en 2010, que je suis devenu Correspondant à Bondoukou de cette maison de presse. Nous étions une vingtaine de personnes, dont des enseignants du secondaire, à recevoir une formation en « écriture-web » à l’Institut universitaire d’Abidjan (Angré, 7ème tranche).

La remise de nos diplômes, le vendredi 20 août 2010, au Golf hôtel par le grand journaliste Alfred Dan Moussa, alors président de l’Union internationale de la presse francophone (UIPF), a fermé le chapitre de notre formation.

Pendant plus d’un an, nous avons fait du pur bénévolat. Un certain nombre d’articles devait être produits par semaine. Je n’avais pas d’ordinateur pour saisir mes textes. Il me fallait aller dans un cybercafé. La connexion Internet laissée à nos propres frais. Pas facile. La plupart de mes camarades avaient jeté l’éponge. On avait le sentiment « légitime » de travailler pour des gens dont l’indifférence le dispute au peu d’importance accordée aux rapports humains. Grâce aux efforts de chacun de nous, Avenue 225 a reçu des distinctions internationales. Je n’entrerai pas dans les détails…

J’ai respecté ma part de contrat. Ça m’a coûté ce que ça devait me coûter. Surtout en argent. Les difficultés de connexion Internet à Bondoukou, ajoutées aux impératifs de mes études universitaires, me faisaient faire des va-et-vient incessants entre Abidjan et la cité aux mille mosquées.

Mon meilleur souvenir

Mon meilleur souvenir de Correspondant de presse s’est passé, en septembre 2010. L’ex-président Laurent Gbagbo avait choisi Bondoukou pour lancer sa précampagne, en vue de la Présidentielle d’octobre. Évènement que je devais couvrir absolument. Pour cela, il me fallait une accréditation du service presse de la Présidence. J’ai été au Cabinet de Silver Nebout pour voir si ce dernier pouvait me donner le sésame qui permettra de m’approcher du président de la République. Trop tard. Le responsable de communication était au Burkina Faso dans le cadre des Accords complémentaires de Ouagadougou.

Le jour de la visite de Laurent Gbagbo, je suis parti à Bondoukou dans un des bus de la SOTRA mis à disposition des jeunes du Zanzan. Heureusement que notre véhicule est arrivé avant le président, qui a fait le voyage en hélicoptère. A l’entrée de la ville, au lycée Dua Kobenan, il me fallait prendre des photos. Non seulement pour faire le travail pour lequel je venais de parcourir plus de 400 km, mais aussi immortaliser l’instant. J’ai été sommé de quitter les lieux. « Je vous demande pardon. Je viens de faire ce long trajet à cause de l’événement. Permettez-moi de prendre mes photos », ai-je répondu aux gardes de corps. La carte de presse d’Avenue 225 que j’avais au cou, certainement pas assez visible. Je la leur ai montrée. « Monsieur, vous auriez dû être de l’autre côté ! La place des journalistes, c’est là-bas ! Quittez ici ! », m’a ordonné un autre garde. J’ai fait la sourde oreille. Et j’ai pris mes photos.

La même scène s’est reproduite au meeting de clôture, au stade Ali Timité. Ici, en plus de la carte de presse, chaque journaliste devait avoir un gros badge estampillé LMP, et à l’effigie de Laurent Gbagbo. Au moment où j’arrivais, plus de badge. J’ai fait mon travail, malgré l’opposition du service presse. Finalement, j’ai photographié le président. Je l’ai approché de plus près que certains journalistes accrédités.

L’expérience grandit chaque jour. Et l’espoir continue…

OSSÈNE OUATTARA

 




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