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mercredi 8 avril 2020
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Vers l’inscription de l’ « Adayé Kessiè » à l’agenda de l’Organisation mondiale du tourisme ?

Le ministre du Tourisme & des loisirs, Siandou Fofana, coupant le ruban du village Adayé Kessiè, le jeudi 14 novembre 2019

Entre valorisation des traditions ancestrales chez les Brong, pérennisation des arts et promotion du tourisme, le festival Adayé Kessiè (la fête du roi) est devenu, en 3 éditions, un des grands événements culturels en Côte d’Ivoire, une étape incontournable du circuit de « La route des rois » catalogué dans « Sublime Côte d’Ivoire », qui est la stratégie nationale de développement touristique. Le ministre du Tourisme et des loisirs l’a rappelé, ce jeudi 14 novembre, lors de son allocution d’ouverture du festival. Siandou Fofana a dit qu’il fera un plaidoyer pour la prise en compte de l’organisation de l’Adayé Kessiè, dès 2020, par le budget du pays. À cet effet, il a affirmé faire une communication en Conseil des ministres, après concertation avec ses collègues en charge de la Culture, de l’Artisanat, et du Budget.

En sa qualité de parrain, le ministre du Tourisme a déroulé un chapelet de bonnes nouvelles. Il s’agit de la participation du secrétaire général de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) et de nombreuses délégations au premier Forum mondial sur l’investissement touristique en Afrique. La Côte d’Ivoire abritera cette rencontre, qui se tiendra du 20 au 22 février 2020. Occasion d’inscrire l’Adayé Kessiè à l’agenda des festivals touristiques de l’OMT pour lui donner une visibilité internationale. Avec à la clé, la finalisation et la mise en œuvre de projets en cours comme le musée, la maison du patrimoine, le centre artisanal, le parc botanique. À terme, ce parc aura une superficie de 42 hectares. Siandou Fofana a posé le premier acte, ce jeudi 14 novembre. Il a planté un arbre.

Au-delà du caractère festif, l’Adayé Kessiè revêt un intérêt particulier. Les intervenants pendant l’ouverture de l’édition 2019 n’ont pas manqué de le souligner. Ce trait culturel chez les Brong, selon Bini Daouda (le Commissaire général), promeut le vivre-ensemble. Il est l’incarnation du passage de la cohésion sociale à la « fusion sociale ». Pour cause, dans la région de Gontougo, ce sont 12 autres peuples qui vivent en intelligence avec les Brong. Le niveau d’imbrication est tel que les particularismes semblent avoir disparus dans les rapports entre personnes d’ethnie et de langue différentes.

OSSÈNE OUATTARA




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