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mardi 25 juin 2024
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Les populations ivoiriennes appelées à consommer les produits du cajou

Les responsables de la filière cajou ont initié une grande campagne dans la ville d’Abidjan pour faire découvrir aux habitants les produits du cajou et inciter à leur consommation. Dans une campagne de promotion, quoi de mieux qu’une fête pour attirer du monde ! Dans l’ambiance de la fête des Mères, Cocody a été la première commune à accueillir les équipes du Conseil du coton et de l’anacarde (CCA), en étroite coordination avec le Projet de promotion de la compétitivité de la chaîne de valeurs de l’anacarde (PPCA).

Pendant 4 jours (31 mai au 3 juin), le terrain du quartier Sogefiha (dans le centre de Cocody) a été le point de convergence de plusieurs centaines de personnes. Des femmes en majorité. Certaines d’entre elles connaissaient déjà l’anacarde et ses produits dérivés. Mais pour d’autres, c’était la découverte. Leur surprise était de taille devant la palette des sous-produits : apéritif fabriqué à partir de la pomme, jus, confiture, amandes de diverses saveurs (nature, salées, enrobées au chocolat, caramélisées au gingembre, curcuma…), pâtes (à tartiner ou pour sauce), glaces, lait, gâteaux, huile, etc. « Je ne savais pas que tous ces produits étaient fabriqués ici en Côte d’Ivoire. Pour moi, c’est la grande découverte ! », s’est exclamée une visiteuse rencontrée devant un des nombreux stands d’exposition. La dame affirme avoir croqué pour la première fois des amandes grillées de cajou et en est tombée amoureuse. « Elles sont très bonnes. J’ai acheté une dizaine de sachets », nous montre-t-elle. Quant à son fils qui l’accompagne, il tient en main une glace qu’il lape de façon gloutonne.

L’engouement a été grand. En témoignent la cohue et les files qui sont formées pour des séances de dégustation des produits. La pluie tombée abondamment sur Cocody et qui a pratiquement inondé le terrain des expositions n’a pas entamé la bonne ambiance. Inciter les Ivoiriens à intégrer la consommation des dérivés du cajou dans leurs habitudes alimentaires afin de développer un marché intérieur de ces produits transformés localement, c’est justement l’objectif visé par le CCA, le régulateur de la filière. À côté de son statut de 1er producteur mondial de noix brutes et 3e fournisseur d’amandes sur le marché international, la Côte d’Ivoire veut également figurer dans le top des pays consommateurs pour ne pas trop dépendre de l’extérieur pour vendre ses produits finis. Adama Coulibaly, le directeur général du CCA, l’a souligné lors de la clôture de cette « fête des Mères en cajou » avec son thème briseur de mythe : « l’anacarde, ça se mange et c’est bon pour la santé ! ». Des spécialistes en nutrition ont en effet déconstruit les légendes véhiculées sur l’anacarde – par exemple « c’est mortel d’associer sa consommation avec du lait » – en relevant ses multiples vertus. C’est à l’occasion de séances de formation organisées au profit de plusieurs dizaines de femmes.

Les mêmes festivités promotionnelles ont été rééditées, du 24 juin au 1er juillet, dans la mouvance de l’Aïd el-Kebir : « la Tabaski en cajou ». Cette fois, à Yopougon. Huit jours d’attraction au centre commercial Cosmos. Ici encore, les produits du cajou ont conquis les bouches après des moments de découverte. Et surtout de dégustation. Ces dérivés ont eu la vertu de réveiller les papilles en faisant saliver d’envie. Ce n’est assurément pas le chef de l’État qui soutiendra le contraire, si on s’en tient aux propos du directeur général du Conseil du coton et de l’anacarde. « Le président Alassane Ouattara consomme chaque jour au moins 100 grammes d’amandes de cajou ». Idem pour le Premier ministre. De quoi convaincre chaque Ivoirien à faire de même.

OSSÈNE OUATTARA




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