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lundi 18 octobre 2021
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Les examens théorique et pratique du permis de conduire se digitalisent

Comment faire baisser drastiquement le nombre d’accidents de la circulation ? En 2019, 1.500 personnes ont été tuées sur les routes en Côte d’Ivoire, selon le directeur de cabinet adjoint du ministère des Transports, Abdoulaye Alliagui. Cette révélation macabre a été faite ce mercredi 6 octobre, à l’occasion d’une séance de formation des moniteurs d’auto-écoles à l’utilisation de la plateforme d’automatisation des examens du permis de conduire.

C’est une véritable révolution que conduit le ministère des Transports à travers l’entreprise SONEC Africa : celle de digitaliser les examens au code de la route et de conduite pour les candidats au permis en éliminant l’intervention humaine.  « Avec l’innovation, l’intervention humaine est quasi-nulle », a fait savoir le directeur général de SONEC Africa. Des rapports ont établi, en effet, le manque de rigueur dans la délivrance du document. Plusieurs personnes en sont détentrices sans y avoir droit, avec pour corollaire l’ignorance du code de la route car n’ayant jamais mis les pieds dans une auto-école. Conséquence : le facteur humain est cité comme principale cause dans la plupart des accidents.

Faire intervenir la technologie à la place de l’homme dans tout le processus d’obtention du permis requiert une mise à niveau de ceux qui dispensent les cours d’auto-école en familiarisant ces moniteurs aux nouveaux outils de formation des candidats. Ils sont 774 formateurs issus des 538 auto-écoles (avec une forte concentration à Abidjan) que compte le pays qui seront initiés aux outils digitaux par SONEC Africa.

Cette formation est une étape importante dans la stratégie nationale de la sécurité routière adoptée le 7 juillet 2021 par le gouvernement. « La qualité de la formation reçue dans les auto-écoles permettra de réduire à terme le nombre d’accidents sur les routes », a souligné Abdoulaye Alliagui.

L’innovation de taille pour les futurs candidats au permis de conduire est la possibilité de passer les examens dans une langue de leur choix : français, malinké, baoulé et bété. Ils interagiront avec des ordinateurs qui leur poseront des questions auxquelles ils devront répondre. À la fin de la composition, les résultats s’affichent sur l’écran du candidat. Il saura s’il est admis ou si le permis lui est refusé.

OSSÈNE OUATTARA




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