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mardi 21 septembre 2021
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La Côte d’Ivoire veut fabriquer ses propres machines de transformation d’anacarde

Si la transformation de l’anacarde est de plus en plus portée par des nationaux, la fabrication des machines et des pièces de rechange l’est moins. La plupart des matériels dont sont équipées les unités de transformation existantes ou en cours de construction sont importées d’Inde ou du Viêt Nam. Lorsque surviennent des pannes, les usines sont à l’arrêt, le temps de passer commande à l’extérieur. Il faut alors compter plusieurs mois avant que la pièce commandée arrive. Une perte de temps qui constitue un manque à gagner pour les transformateurs sur qui la Côte d’Ivoire compte pour porter à au moins 50% le taux de transformation de ses noix, au cours des prochaines années.

Le Conseil du coton et de l’anacarde (CCA) a identifié le problème. C’est une des raisons qui a amené l’organe de régulation a organisé un atelier sur la production locale des machines. La rencontre s’est tenue du 10 au 11 décembre au Centre d’innovations et de technologies de l’anacarde (CITA), à Yamoussoukro. Elle a impliqué des fabricants d’équipements et des transformateurs. Objectif : discuter pour arrêter une stratégie nationale qui facilite l’émergence d’une industrie locale de fabrication et de maintenance de matériels destinés à la transformation de l’anacarde. « La Côte d’Ivoire, fort de sa position de premier producteur mondial de noix, doit se donner toutes les chances de développer localement la production et la maintenance d’équipements adaptés au contexte local. Ceci sonne comme un impératif pour soutenir l’ambition portée par notre pays et fortement affirmée par le gouvernement sous le leadership du président Alassane Ouattara, qui est de transformer localement une bonne partie de la production de noix de cajou », a situé le directeur général du CCA, Adama Coulibaly, à l’ouverture des travaux.

Deux résolutions majeures sont sorties, à la fin des travaux : la mise en place de la plateforme des équipementiers avec un comité de pilotage de 8 membres. Qui ont pour mission [à court terme] de définir le cadre juridique et les instruments nécessaires à l’opérationnalisation de cette plateforme. La seconde décision est l’identification de mesures d’appui pour une éclosion de la production locale des équipements dans les principaux secteurs que sont l’approvisionnement en matières premières, la conception des équipements, leur fabrication ou reproduction, la promotion des équipements locaux, leur maintenance, les relations entre équipementiers et transformateurs.

OSSÈNE OUATTARA




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