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dimanche 19 mai 2024
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Filière coton : Les acteurs à la recherche de solutions pour la relance de la production

Fortement perturbée par l’apparition inattendue d’un nouvel insecte – l’Amrasca biguttula – qui a décimé des dizaines d’hectares de cotonniers au cours de la traite 2022-2023, la filière coton recherche les voies et moyens pour rebondir. Jeudi 16 et vendredi 17 mars, l’Intercoton et l’ensemble de ses partenaires (FPC-CI, APROCOT-CI…), soutenus par le Conseil du coton et de l’anacarde (CCA), se sont réunis en atelier de réflexion à Yamoussoukro. Objectif : trouver des solutions pour la relance de la production à la prochaine campagne. Le bilan 2022-2023 est mauvais. En raison de l’action néfaste du ravageur de la grande famille des jassides. Chaque maillon de la chaîne des valeurs du coton a été touché. Directement ou indirectement. C’est pourquoi les réflexions ont également pris en compte la production de semences, l’égrenage et la trituration.

L’atelier, qui s’est déroulé sous forme de séances plénières et travaux en commissions, a porté sur les stratégies de lutte adaptées contre les ravageurs, les actions à mener pour la relance durable de la production de l’or blanc en 2023-2024, et les stratégies de prévention des sinistres à travers la mise en place d’un dispositif de veille. Les discussions ont parfois duré tard dans la nuit. Preuve de la détermination des acteurs à sauver la filière.

Sur la lutte contre les jassides, le Centre national de recherche agronomique (CNRA) a dressé le bilan de ses recherches. Affirmant qu’il a mis au point un produit efficace contre le nouveau ravageur. Reste à homologuer l’insecticide par les structures compétentes. Puis le rendre disponible à l’ensemble des producteurs dont « le sort préoccupe les plus hautes autorités du pays, à leur tête le président de la République », a indiqué le directeur général du CCA. Adama Coulibaly a témoigné sa gratitude au président Alassane Ouattara et à son gouvernement pour les mesures de soutien à la filière.  Notamment aux producteurs. À qui le patron de l’organe de régulation demande de ne pas renoncer à la culture du coton. « C’est le nombre de producteurs qui détermine la quantité de la production », a-t-il fait savoir. Il a exhorté les responsables de l’Intercoton de tout mettre en œuvre pour intéresser un grand de personnes à produire l’or blanc qui est une des plus importantes spéculations agricoles du pays. La Côte d’Ivoire occupait le 3e rang africain des pays producteurs.

Entre autres recommandations, l’atelier a proposé une mission de remobilisation dans le bassin cotonnier.

OSSÈNE OUATTARA




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