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mardi 21 septembre 2021
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Filière cajou : Un autre pas vers la transformation industrielle à grande échelle

C’est un autre pas vers plus de transformation qui a été posé jeudi 20 mai. Les travaux d’aménagement de la plateforme industrielle de Korhogo dédiée à la transformation des noix brutes de cajou ont été lancés par la ministre des Affaires étrangères, Kandia Camara, qui représentait le Premier ministre Achi Patrick. Une cérémonie rehaussée par la présence de 7 autres membres du gouvernement, dont Kobenan Adjoumani, ministre de l’Agriculture et du développement rural. Ce qui dénote de l’importance de cette rencontre. Comme 2 mois plutôt à Bondoukou où la pose de la première pierre des travaux de la même plateforme agro-industrielle s’était faite dans une ferveur populaire.

D’un coût de 7,5 milliards de francs CFA supportés en grande partie par la Banque mondiale, les installations occuperont une superficie de 28,7 hectares, dont 7 lots seront affectés à 4 usines de transformation d’une capacité totale comprise entre 60.000 et 80.000 tonnes de noix brutes de cajou par an. L’espace comprendra également un centre de valorisation des coques et bien d’autres services.

La plateforme industrielle de Korhogo, qui fait partie d’un ensemble de 4 zones agro-industrielles dans le cadre du Projet de promotion de la compétitivité de la chaîne de valeurs de l’anacarde (PPCA), traduit l’ambition des autorités gouvernementales de transformer l’anacarde dont la Côte d’Ivoire est premier producteur mondial. Sa construction va durer 12 mois. Dans sa phase opérationnelle, elle emploiera au moins 5.000 personnes, essentiellement des femmes.

Un laboratoire d’analyses des sols inauguré

En marge de la cérémonie haute en couleurs, la ministre Kandia a procédé, à Sinématiali, à la mise en service d’un laboratoire d’analyses des sols, des végétaux et des engrais. Il est le fruit d’un partenariat entre le Conseil du coton et de l’anacarde (CCA) et le Centre international pour la recherche en agroforesterie (ICRAF).

Kandia Camara visitant le laboratoire d’analyses des sols, des végétaux et des engrais de Sinématiali, jeudi 20 mai

La naissance de ce laboratoire est partie du constat que la dégradation des sols est à l’origine de la faible productivité des terres. Elle est principalement due à la récurrence de pratiques agricoles extensives. Pour inverser cette tendance, l’analyse physico-chimique des sols prélevés dans les paysages agricoles concernés s’avère nécessaire pour formuler des recommandations pour une gestion durable de la fertilité des sols. Elle se fera à l’aide de spectroscopie à infrarouge et à rayon X. Pour le CCA, ce laboratoire est « un outil que la filière cajou met à disposition des producteurs afin d’améliorer la santé des sols en vue d’optimiser les rendements ».

OSSÈNE OUATTARA




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