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jeudi 1 décembre 2022
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Filière cajou : Démarrage de la traite 2022

Ouattara Blidia, PCA du Conseil du coton et de l’anacarde

La traditionnelle conférence de presse marquant le démarrage de la campagne de commercialisation de l’anacarde a eu lieu, vendredi dernier. Le président du Conseil d’administration du Conseil du coton et de l’anacarde (CCA), assisté du directeur général et son adjoint, a rappelé les prix annoncés 2 semaines plus tôt en Conseil des ministres. « Les prix sont les suivants : prix minimum obligatoire bord champ pour la noix de cajou bien séchée et bien triée, ne comportant aucune matière étrangère : 305 francs CFA le kilogramme. Prix plancher obligatoire magasin intérieur : 330 francs CFA le kilogramme. Prix plancher obligatoire magasin usine : 359 francs CFA le kilogramme. Prix plancher obligatoire magasin portuaire : 389 francs CFA le kilogramme », a indiqué Ouattara Blidia.

Selon Adama Coulibaly (directeur du CCA), la production nationale de noix brutes devrait franchir le million de tonnes en 2022

Ces prix restent les mêmes que ceux de la traite 2021. La raison est simple. « Dans une conjoncture mondiale encore marquée par la persistance de la pandémie de Covid-19, ces prix s’inscrivent dans une volonté de promouvoir l’équilibre de la filière et créer les conditions d’enlèvement rapide de la production », a expliqué le PCA de l’organe de régulation. Mais tout dépendra de la qualité des noix qui seront mises sur le marché par les producteurs.

Des missions de sensibilisation dans les zones de forte production

Le prix d’achat de la noix brute de cajou demeure intimement lié au degré de qualité du produit. Raison pour laquelle 6 équipes du CCA ont sillonné le pays, du 2 au 4 février, pour rencontrer les producteurs et les sensibiliser. Ceux de Séguéla (région du Worodougou) et de Bouandougou (dans le Béré), à une soixantaine de kilomètres de Mankono (chef-lieu de région), ont été instruits par Soro Klotioloman (coordonnateur coton et anacarde à l’ANADER) sur les opérations de production, de récolte et de traitement post-récolte. L’expert a supplié les agriculteurs de nettoyer leurs champs, les exhorter à ramasser rapidement les pommes d’anacarde dès qu’elles tombent des arbres. Ensuite, il leur a expliqué le bien-fondé de séparer la noix de la pomme à l’aide d’une ficelle. Sécher les noix de cajou sur une claie. Une fois sèches, les trier avant de les mettre dans des sacs en jute.

Comme dans chaque zone de grande production, le régulateur a sensibilisé à produire qualité. Ici, l’étape de Séguéla

Avant cette rencontre avec les producteurs, la délégation du CCA conduite par Ouattara Gniré Mariam (directrice des productions agricoles) a animé 2 ateliers régionaux pour lancer les activités des comités de veille pour le bon suivi de la commercialisation des noix de cajou. À ces rencontres de haut niveau ayant impliqué le corps préfectoral et les responsables des forces de sécurité des régions visitées, les dispositions pratiques de la traite ont été communiquées aux participants.

Ce producteur (en boubou, à droite) rencontré à Bouandougou applique les conseils de l’ANADER en séchant ses noix de cajou sur une claie

Selon Adama Coulibaly, directeur général de l’organe de régulation, la production nationale de noix brutes devrait franchir le million de tonnes cette année, « avec 180.000 tonnes de transformation locale projetée ». En 2021, le volume de noix brutes était de 968.676 tonnes.

OSSÈNE OUATTARA




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