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jeudi 26 novembre 2020
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Filière anacarde : Restitution des conclusions d’une étude sur les organisations professionnelles

Les participants à l’atelier venus de toutes les régions productrices ici au RanHôtel de Bouaké

Contrairement au coton, la filière anacarde ne dispose pas encore d’une interprofession. C’est une sorte de famille regroupant 4 fédérations. Celle des producteurs, acheteurs, exportateurs et transformateurs. Pourquoi l’Organisation interprofessionnelle agricole (OIA) peine à naître ? Parce que sa création obéit à des impératifs de représentativité et de capacités.

Pour aller à l’interprofession, chaque fédération de producteurs doit avoir plus de 37.500 membres capables de fournir au moins 105.000 tonnes de noix brutes. Soit 15% de la production nationale chaque année. Aucune coopérative n’est en mesure de le faire à elle seule, en l’état actuel des choses. Mais il faut une interprofession à la filière anacarde. « L’axe stratégique de la réforme de la filière anacarde relatif à l’organisation des acteurs a prévu la mise en place d’une organisation interprofessionnelle crédible », a rappelé la directrice des productions agricoles au Conseil du coton et de l’anacarde, Ouattara Gniré Mariam, représentant Adama Coulibaly, le directeur général. Et le préfet intérimaire de la région de Gbêkê d’indiquer qu’ « une bonne filière passe par une bonne organisation ».

La création de l’interprofession implique une étude diagnostique visant la structuration des organisations professionnelles existantes. Financé par le Projet d’appui au secteur agricole (PSAC), le travail a été confié au Cabinet MONT HOREB. Pendant des mois, il a mené une étude auprès des sociétés coopératives. Contenues dans un document de 236 pages, les résultats du diagnostic ont été restitués au cours d’un atelier qui a réuni 100 participants  à Bouaké.

Producteurs, acheteurs, exportateurs,…ont été instruits sur les capacités des sociétés coopératives de la filière. Aucune d’elles ne rempli les critères de représentativité. Mais l’étude révèle que seulement 14 organisations peuvent « aller directement à la fédération sans chercher à s’insérer dans une union quelconque », s’agissant de leur capacité à assurer plus de 15% de la production nationale de noix brutes. Pas de coopérative dénombrée dans les régions de Gontougo et Bounkani qui entre dans la catégorie. Le Gbêkê et le Poro enregistrent, chacun, 3 sociétés coopératives. La Marahoué et le Hambol présentent 2 coopératives, chacun.

Pour ces organisations professionnelles disposant plus de la quantité requise, le Cabinet préconise le renforcement de leurs capacités et demande au Conseil du coton et de l’anacarde de les aider à mener des services à leurs membres.

OSSÈNE OUATTARA




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