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jeudi 1 décembre 2022
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De l’ombre à lumière : des artisans de produits dérivés de l’anacarde sous le feu des projecteurs à la 1re édition de l’Industrie Festival

La SPD transforme la pomme de cajou en liquides de multiples usages : jus, vinaigre, liqueurs et confiture

Une dizaines d’artisans spécialisés dans la fabrication de produits comestibles à base de cajou ont été sortis de l’ombre pour la lumière par le Conseil du coton et de l’anacarde (CCA). Cet organe de régulation les a invités à venir exhiber leur savoir-faire à l’occasion de la première édition de l’Industrie Festival qui s’est déroulé de vendredi 1er juillet à ce dimanche dans l’enceinte de l’Institut national de la jeunesse et des sports (INJS) à Abidjan.

Chacun a étalé ses produits. Pour de nombreux visiteurs qui ne savaient pas que le cajou pouvait se décliner en plusieurs sous-produits, c’était la découverte. « Je ne savais pas qu’avec l’amande de noix de cajou, on pouvait obtenir de la crème », s’étonne un jeune couple, après s’être prêté à la séance de dégustation offerte par la responsable de l’entreprise Chapchap Food venue de la France pour exposer ses produits. « Je viens de la goûter et c’est très bon », savoure un autre visiteur.

Pour certains, c’est le lait de cajou qui suscite la curiosité. AGF Entreprises en fait sa spécialité depuis 2017. Dame Aizan Florence ne perd pas un instant pour en relever les vertus à ceux qui s’arrêtent à son stand. Avec pour nom de marque Mamitchi, « le lait de cajou est une alternative bénéfique et saine au lait de vache. Il participe à la bonne santé cardiovasculaire », vante-t-elle. La Société Addict Food & Services présente, quant à elle, des amandes de plusieurs mélanges : citron, chocolat, cannelle, gingembre, poivre et sésame. Tout près d’elle, c’est l’entreprise Diidi venue d’Agboville qui expose ses sachets de farine de patate enrichie à l’amande de cajou. Selon la gérante Sédji Arlette, cette poudre sous la marque Miyê peut servir d’alimentation pour bébé.

Sur d’autres stands aux couleurs du CCA, c’est la pomme de cajou qui est valorisée au travers de jus de différentes saveurs. La marque Diha de la Société de production et de distribution (SPD) présente une palette de produits obtenus à partir de cette pomme jadis appelée « faux fruit » de l’anacardier : vinaigre, liqueurs et confiture. Mais pas seulement. La farine issue des tourteaux de pomme séchée et broyée est utilisée pour fabriquer des biscuits. Qui pouvait le croire ? C’est ici le mérite de l’Industrie Festival : mettre sous le feu des projecteurs ces personnes anonymes qui contribuent à leur modeste niveau à la transformation locale des matières premières agricoles grâce à leur ingéniosité. Balle saisie au bond par le régulateur de la filière cajou pour faire connaître aux populations les multiples dérivés du produit. De sorte à susciter leur consommation.

OSSÈNE OUATTARA




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