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samedi 29 février 2020
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Comment vivent les Burkinabè dans les régions de Gontougo et Bounkani ? Le Consul général du Burkina Faso s’imprègne des réalités

La délégation du Consul général du Burkina Faso ici en visite à la gendarmerie de Doropo

Du 17 au 22 décembre 2019, le Consul général du Burkina Faso à Abidjan a effectué une visite de terrain dans les régions de Gontougo et de Bounkani. À Bouna, Benjamin Nana et sa délégation se sont imprégnés du vécu quotidien de la communauté burkinabè qui recevait pour la première fois un haut responsable de leur ambassade en Côte d’Ivoire.

Un des moments forts de cette mission est son passage à la prison de Bouna où 71 Burkinabè (dont une femme) sont détenus. Ces derniers ont eu près d’une heure d’entretien avec la délégation consulaire. Ils ont saisi l’occasion pour soumettre leurs besoins : avoir des vivres, des médicaments, et une assistance judiciaire pour accélérer le traitement de leurs dossiers. Certains étant en prison depuis plus de 6 ans sans être passés en jugement. C’est le cas de l’unique femme qui ne sait à quel saint se vouer pour passer devant le juge.

L’exigence de certificat de résidence, le souci majeur

L’agenda du Consul général a aussi été des séances d’informations à Ondéfidouo, Bouko et Doropo. Benjamin Nana a instruit ses compatriotes sur les documents administratifs et d’identité que chacun doit avoir pour être en règle sur le territoire ivoirien : un extrait ou un jugement supplétif d’acte de naissance, une carte d’identité consulaire délivrée par les consulats généraux du Burkina Faso à Abidjan, Bouaké ou Soubré.

Pour ceux qui souhaitent prendre part au vote de l’élection présidentielle qui aura lieu en 2020 au Burkina Faso, il leur faut obligatoirement la carte nationale d’identité du pays ou le passeport. À cet effet, une deuxième mission consulaire spéciale est attendue du 5 au 21 janvier 2020 dans les trois Consulats généraux (Abidjan, Bouaké et Soubré) pour l’établissement des pièces exigées. Leurs coûts : 2.500 francs CFA pour carte nationale d’identité et 50.000 francs CFA pour le passeport.

La séance des questions-réponses s’est cristallisée sur les tracasseries relatives à l’exigence de certificat de résidence pour les voyageurs et les rackets à la frontière Côte d’Ivoire-Burkina Faso. Deux problèmes majeurs qui troublent le sommeil de la représentation diplomatique et consulaire burkinabè. Surtout le certificat de résidence qui n’est pas un document à avoir sur soi pour voyager ou circuler.

Le Consul Benjamin Nana a réitéré à ses compatriotes le respect strict des lois ivoiriennes. Il leur a conseillé de tourner le dos au trafic d’enfants, à l’orpaillage clandestin, l’occupation des forêts classées. Il a également rappelé aux uns et aux autres de ne pas s’immiscer dans les affaires politiques en Côte d’Ivoire.

KAMAGATÉ ABOU




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