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dimanche 20 septembre 2020
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BONDOUKOU : Pour Jennifer Ceres, « l’agriculture nourrit son homme »

Du 4 au 6 décembre, la ville de Bondoukou a abrité la 4ème édition des Journées nationales de valorisation de l’agriculture et des ressources animales (JNVA). Dans cet entretien, Jennifer Ceres, patronne de l’Agence pour la valorisation de l’agriculture (AVA), initiatrice des JNVA, livre ses impressions. Interview.

Jennifer Ceres au micro de notre correspondant Aly Micro

Jennifer Ceres au micro de notre correspondant Aly Micro

Vous venez d’organiser la 4ème édition des JNVA à Bondoukou. Quelles sont vos premières impressions ?   

Très bonnes impressions. Vous me donnez l’occasion de remercier la population de Bondoukou et celle de toute la région de Gontougo pour cette grande et belle mobilisation. Les coopératives agricoles de Côte d’Ivoire se sont mobilisées. Des coopératives sont venues de Man, Toulepleu… Donc je voudrais remercier tout ce monde rural qui s’est déplacé. Je remercie aussi les partenaires : l’Assemblée nationale, le ministère des Ressources animales et halieutiques. Grand merci aux autorités de Bondoukou.

A vous voir, vous paraissez loin du monde rural. Qu’est-ce qui vous a amené à l’agriculture au point d’initier les JNVA? 

Je suis très proche du monde paysan. Cela ne date pas d’aujourd’hui. Toute jeune, j’ai toujours été attirée par la faune et la flore. Tout ce qui est élevage, agriculture me passionne. En tant que professionnelle de la communication, j’ai décidé de créer une plate-forme pour permettre aux acteurs de l’agriculture d’avoir un espace d’expression. Ce, afin que les décideurs et les partenaires au développement puissent les accompagner. N’ayant pas assez de moyens financiers pour aider tout le monde paysan, la meilleure façon, c’est de mettre leurs préoccupations sur la place publique, avec l’espoir que des solutions seront trouvées. Nous avons commencé par l’émission « Braves paysans » qui paraît sur la 1ère chaîne de la télévision nationale. L’émission est également diffusée à l’international. Après diffusions, les coopératives reçoivent des appuis. Des partenaires appellent de l’extérieur pour exprimer leurs vœux d’accompagner telle ou telle coopérative. Donc, vous voyez que cela aide au développement des coopératives.

De là vous est venue l’idée d’initier des Journées agricoles ?

Oui. Nous nous sommes dit pourquoi ne pas initier des Journées, dès lors que nous travaillons avec les paysans sur toute l’année. Certains se distinguent par leur travail. D’où l’idée d’organiser les Journées nationales de valorisation de l’agriculture et des ressources animales. C’est dans l’esprit de l’ancienne coupe nationale du progrès. Aujourd’hui, nous sommes à la 4ème édition. J’avoue que les choses se sont très bien passées. Bondoukou a relevé le défi.

Avez-vous un message particulier à adresser ? 

Je m’adresserai directement aux jeunes : le métier de la terre nourrit son homme. J’ai la chance d’être d’ici et d’ailleurs. Je sais comment ailleurs, on vit bien de l’agriculture. C’est pourquoi j’ai décidé de créer ce pont entre les agriculteurs de « là-bas » qui sont épanouis et ceux d’ici, qui ont aussi droit à l’épanouissement. Je demande donc à la jeunesse et tous ceux qui interviennent dans le domaine agricole et des ressources animales de ne pas se décourager. Nous sommes là pour leur apporter du soutien. Nous les organiseront afin que leurs coopératives puissent avoir les financements nécessaires.

Propos recueillis par ALY MICRO