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jeudi 1 décembre 2022
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BONDOUKOU : 2 attaques routières en 2 jours. Inquiétude à l’approche des fêtes de fin d’année

C’était mardi 8 novembre. Des bandits, au nombre de 5, ont coupé la route entre Takoutou et le mont Zanzan avant de détrousser une centaine d’usagers venant ou se rendant dans les localités de l’arrière-Zanzan (Zanzan 1, Zanzan 2, Bohui, Pinda, Appimandoum, Kikiwéré, Kinkua…). Le calvaire de certaines victimes a commencé de 13h à 17h lorsque les pirates routiers les ont tenus en joug en les faisant coucher face contre terre avant de prendre sur eux ce qu’ils voulaient. Argent et téléphones surtout, sous la menace d’armes d’assaut (des kalachnikovs). « Ce qui nous intéresse, c’est l’argent et vos téléphones. Remettez-nous ce que vous avez ! Nous n’allons pas attenter à vos vies », s’est exprimé en langue koulango et brong un des malfaiteurs, selon les propos rapportés par une victime que nous avons joint au téléphone.

Ce témoignage ne laisse aucune place au doute. Les membres du redoutable gang de coupeurs de route ne sont pas étrangers à la région de Gontougo. Certains parlaient lobi, a ajouté notre interlocuteur, qui affirme encore qu’ils ont opéré à visage découvert. Vêtus de treillis militaires, ils ont tenté d’ôter la vie à 2 gendarmes de la brigade d’Assuéfry qui revenaient de Bondoukou. Ces derniers ont pu se sauver par leur promptitude à s’extraire de leur pick-up pour se fondre dans la brousse au moment où la voiture essayait des tirs groupés. En se mettant à leur trousse pour essayer de les rattraper, les criminels ont déserté le lieu. Ce qui a permis à chacune des nombreuses personnes retenues de poursuivre sa route.

Cet incident s’est déroulé un jour seulement après une autre tentative de braquage à Affouavame, entre Bondoukou et Gouméré. Un minicar de transport qui partait à Abidjan a été pris pour cible à 4h, peu avant l’aurore. Chauffeur et passagers ont échappé à l’assaut.

Ces 2 attaques constituent un réel motif d’inquiétude chez les populations, à l’approche des fêtes de fin d’année. Tant que les auteurs ne sont pas appréhendés, les routes départementales seront moins sûres. Et c’est avec la peur au ventre que les usagers vont les emprunter.

KOUMAN ANGE




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