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lundi 1 juin 2020
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Adayé Kessiè 2019 : « Un homme sans culture, c’est comme un zèbre sans rayures »

Le roi des Brong, Nanan Adingra Kouassi Adjoumani, lors de sa procession, le samedi 16 novembre

Ce samedi 16 novembre, le rideau est tombé sur la 4ème édition de l’Adayé Kessiè à Tabagne, dans le département de Bondoukou. Quatre jours de festivités très rythmées : planting d’arbres, concours culinaire et de beauté, animations, diverses prestations artistiques, inauguration d’un espace dédié à l’artisanat. Le clou du spectacle a été la procession du roi des Brong, de ses chefs de provinces et ceux des cantons.

La mobilisation a été sans commune mesure. Rien de comparable avec les éditions passées. La forte délégation venue du Ghana a décuplé la ferveur. Conduite par la ministre de la région de Bono, Evelyn Ama Kumi Richardson, les Bron du Ghana ont su témoigner leur solidarité à leurs frères ivoiriens. Esquissant majestueusement des pas de danse suivant le rythme de leur orchestre tambourin, ils ont mis l’ambiance. Du début de la cérémonie de clôture jusqu’à la fin. Le soleil et la chaleur n’ont pas eu raison de leur ardeur. Époustouflant.

Le vice-président de la République, Daniel Kablan Duncan, a souligné l’exemple du vivre-ensemble dans le Gontougo, région qui compte 12 groupes sociolinguistiques

Le vice-président de la République n’a pu cacher son émotion. « Quelle mobilisation ! », s’est exclamé Daniel Kablan Duncan, « haut-patron » du festival. Saluant le lien de fraternité entre la Côte d’Ivoire et le Ghana à travers l’Adayé Kessiè, il a fait écho ce proverbe africain : « l’amitié est la plus étroite des parentés ». Selon lui, ce festival « est le pont de l’amitié » entre les 2 pays. Idem pour le ministre de l’Agriculture et du développement rural, Kobenan Kouassi Adjoumani, qui a représenté le Premier ministre, Amadou Gon Coulibaly.

Le sous-chef de l’Exécutif a mis en exergue le pouvoir de la culture dans le raffermissement du vivre-ensemble entre groupes sociolinguistiques. Le Gontougo, qui compte 12 peuples, en donne le parfait exemple que Daniel Kablan Duncan n’a pas manqué de souligner. Il salué les efforts mis en œuvre pour préserver l’harmonie dans cette région. « Un homme sans culture, c’est comme un zèbre sans rayures », a-t-il rappelé. Le vice-président a exhorté à ne pas tourner le dos à la culture au nom de la technologie. Étayant son propos par la citation d’un écrivain : « Au Japon, la technologie n’a pas tué la culture ».

Des représentants de quelques-uns des 12 peuples qui composent la région de Gontougo autour du vice-président

Le reste de l’allocution du haut-patron de l’Adayé Kessiè s’est focalisé sur la paix. Sans doute en perspective de l’élection présidentielle de 2020 que bien d’Ivoiriens redoutent. En « Houphouëtiste » convaincu, Kablan Duncan est revenu abondamment sur les paroles relatives à la paix du premier président de la Côte d’Ivoire. « Il y a plus de mérite à faire la paix qu’à faire la guerre », a cité l’ex-chef de gouvernement. Qui invite à « préserver, au-delà des diversités et des choix politiques, la paix ».

OSSÈNE OUATTARA




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