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mercredi 21 février 2024
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3 partenariats pour raffermir la cohésion sociale dans les régions frontalières nord du pays

Les régions nord de plusieurs pays de l’Afrique de l’Ouest présentent des similitudes. Pour la plupart, ce sont des zones de savane avec des cycles annuels de sécheresse qui expose les populations à l’avancée du désert. Donc à des chocs climatiques avec les conflits qui pourraient en résulter. Moins développées que les autres parties du pays, ces zones septentrionales, souvent frontalières, sont des lieux de fragilité et de vulnérabilité.

À travers le projet de Cohésion sociale des régions nord du golfe de Guinée (COSO) initié par la Banque mondiale, les communautés des zones cibles de la Côte d’Ivoire, du Ghana, du Togo et du Bénin vont bénéficier de l’appui de l’institution financière internationale pour améliorer leur résilience face aux conflits et aux risques climatiques. Concrètement, il s’agit de permettre au plus grand nombre de populations d’avoir accès aux infrastructures socioéconomiques de base, promouvoir le tissu économique et la main-d’œuvre locale, accroître la participation de ces populations aux choix et au suivi des politiques de développement et des investissements mis en œuvre dans leurs localités afin de conforter leur lien avec l’État, renforcer le dialogue sur les thématiques de fragilité, conflit et violence.

En Côte d’Ivoire, le coût du projet est de 87.9 milliards de francs CFA. Dix régions frontalières du nord, dont le Bounkani et le Gontougo, sont concernées. Le Conseil du coton et de l’anacarde (CCA) est l’agence d’exécution du projet COSO. Pour réussir sa mission, il s’appuie sur un réseau de partenaires institutionnels. Vendredi 10 février, il a signé 3 conventions de partenariat avec l’Université de Korhogo, la Commission nationale des frontières de Côte d’Ivoire (CNFCI) et l’Observatoire de la solidarité et de la cohésion sociale (OSCS). « Les conventions que nous avons signées ce jour ont pour objet de fixer les modalités de collaboration entre l’Unité de coordination du projet et ses partenaires dans le cadre général de la mise en œuvre du projet COSO et particulièrement sur la composante 3 du projet qui s’articule autour de trois axes : la collecte de données, la conduite de recherche et le dialogue, en vue d’améliorer la production et la diffusion de connaissances en lien avec le projet », a expliqué le directeur général du CCA, coordonnateur du COSO. Adama Coulibaly a ensuite défini le rôle de chaque partenaire. « L’Université de Korhogo apportera son expertise en matière de collecte de données, de réalisation d’études et de conduite de recherches opérationnelles qui serviront à améliorer les connaissances sur les problématiques du projet et implémenter les solutions, notamment en ce qui concerne le changement climatique. L’Observatoire de la solidarité et de la cohésion sociale est la structure chargée de fournir les données quantitatives et qualitatives sur la cohésion sociale en Côte d’Ivoire ; elle est en outre chargée d’aider à promouvoir la cohésion sociale selon son champ de compétence. Quant à la Commission nationale des frontières de Côte d’Ivoire, elle est notre partenaire incontournable dans la mesure où les localités frontalières sont celles qui concentrent le plus les facteurs de vulnérabilité auxquels le projet entend s’attaquer de façon efficace par des mécanismes de prévention et des réponses adaptées en termes d’alternatives pour les communautés ».

Pour rappel, le projet de Cohésion sociale des régions nord du golfe de Guinée a officiellement été lancé le 4 novembre 2022, à Korhogo, par le Premier ministre Achi Patrick. Et le lancement des travaux des premières infrastructures communautaires a été fait à Tengrela, le 2 février 2023. À Bouna, dans la région de Bounkani, sont prévues la réalisation de forages, la construction de centres de santé, le reprofilage de pistes rurales, la réhabilitation de marchés. Ce sont les besoins exprimés la semaine dernière par les populations au cours de la visite de Zokou Patrice dans le cadre du projet. Le démarrage des premiers travaux interviendra sous peu.

OSSÈNE OUATTARA




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